Mercredi 2 juillet 2008
C'est fou ce l'être humain peut s'adapter. S'adapter à un mode de vie, puis finalement le quitter sans trop de peine en l'espace de quelques jours.

Tu te rends compte que tout d'un coup, tu peux redevenir tel que ton style de vie ou ta manière d'aborder la journée était il y a 3, 5, 10 ans. Tu vois tes journées autrement. Tu changes de rythme. Quand tu le veux ou que tu y est contraint, tu peux changer de journée type, et il ne te faudra que quelque jours pour ce changement complet.


Quand tu as pris l'habitude d'une vie pleine de surprises, de fêtes (car la vie est une éternelle fête !), et de glande en tout genre, il est toujours bon de changer du tout au tout, pour une courte période, et d'enfin te mettre en route sur une vie d'un ton professionnel, le temps par exemple d'un job d'été. Tu remets en question ta vie en elle-même, et tes objectifs apparaissent alors plus clairs, plus accessibles. Tu te retrouves finalement dans une nouvelle routine, avec moins de fêtes, mais dans ce cas-ci tu apprécies celles-ci bien plus, au double voire au triple, puisque ces moments te sont plus rares. Et de même, tu te sens bien parce que ces moments de liberté te semblent plus mérités. Tu te permets même quelle excès dans tes heures plus creuses.



Même si ta vie reste pendant l'année rythmée par deux voire trois sessions, tu restes le seul arbitre de ton temps d'étude et choisis tes temps libres. Alors que pendant cette courte période de travail, tu n'as plus totale emprise sur ton existence, et tu es rythmé par des horaires, des pauses, et des objectifs venant de gens autres que toi. Tu te sens finalement plus libre dans ton âme, puisque là, tu n'as plus de choix et n'as plus à penser comment organiser ta journée au mieux. C'est d'ailleurs bon de plus avoir de choix, parfois, pour apprécier une certaine forme de liberté, paradoxalement.
Par Mircus - Publié dans : Humeur
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Lundi 30 juin 2008
Il est 1h34 du matin. Dire qu'il m'a fallu attendre cette heure pour me décider à pondre un article. Parce qu'à cette heure-ci, mes idées commencent seulement à être suffisament claires. Parce qu'à cette heure-ci, mon âme est peut être assez torturée pour pouvoir écrire convenablement au son d'une divine musique de Brandi Carlile.

En ce moment, j'aimerai tellement pouvoir si facilement exprimer toutes sortes de sentiments. Comme si les mots restaient là et que je ne pouvais plus les faire sortir si facilement qu'auparavant. Il y a des phrases qu'on a plus de mal à dire que d'autres, peut être parce qu'elle font mal.

Un de mes amis cher est parti, pour longtemps. C'est sans doute la vie, on ne choisit pas toujours comment les évènements finiront par aller. On a tous des obligations. On ne s'oubliera pas. Parce que nous sommes des Frères pour la vie, et bien plus encore. ärce que notre histoire est personnelle, parce que c'est avant tout la grande histoire de l'Amitié, avec un A majuscule. Une Amitié éternelle, une rencontre inévitable, des points communs qui dépassaient tout ce que j'aurais pu imaginer auparavant. Une amitié sans contraintes, une façon de se mettre à nu devant quelqu'un sans pudeur aucune, des discussions des heures durant, des échanges de points de vues, qui parfois divergent, et l'apprentissage de l'autre. Une Amitié qui apporte. Sans nul doute l'Amitié de toute ma vie.

Il est dûr de se dire au revoir. Mais ce n'est pas pour toujours. Un jour, la vie nous renverra tous les deux sur la même route. Et une partie de moi me reviendra alors.
Par Mircus - Publié dans : Life is Spirit
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Dimanche 15 juin 2008
Devant mon pc, j'allume une clope et lance machinalement Cocoon - My Friend All Died In a Plane Crash dans le lecteur. La première bouffée est toujours la meilleure. Je sors quelques biscuits fourrés et commence réellement à taper.

Là, maintenant, je suis bien. Inutile d'avoir plus pour me rendre heureux. Il y a toujours des choses qui se bousculent dans ma tête. Mais ce soir, je ne fumerai sûrement pas de joint pour les appaiser. Je veux rester zen et naturel.

L'ennui, c'est qu'on s'ennuie vite. Et on risque d'ennuyer les autres. Il faut dire, encore une journée banale, commençant vers 13h, heure de réveil. Petite balade en ville, étude chez un ami, un peu de détente au soir sur un pc. Tout va étonnament bien, là, à cet instant précis.

Pendant ce temps, des gens crèvent dans le monde. Moi, je reste vivant et me sens très bien. Vous pas peut-être ?  J'ai mon confort, mon pc, mes clopes, de la nourriture dans le frigo. Et pourtant vous savez bien qu'on veut toujours plus. Mais j'ai décidé d'arrêter de vouloir pour ce soir.

Demain, il faudra étudier davantage. Davantage que les quatre jours dont je n'ai que trop peu profité pour l'étude. Demain, ça sera beaucoup plus dûr. Il s'ensuivra un examen le jour d'après, et cette journée sera encore plus difficile.

Saloperie que ces examens en fait ! Surtout quand la motivation n'est pas vraiment au beau fixe. Le type de matière en est pour quelque chose, et beaucoup d'autres choses, aussi enfumées dans ma mémoire que des soirées trop prolongées dont on ne se rappelle plus trop. Alors ce soir, même si j'ai fini, je reste seul chez moi. Peut-être viendra-t-on me chercher pour regarder une série, peut-être pas.

It's time to wake up.

Mais tout va bien ce soir. Tout ça est laissé au futur de demain. 
Par Mircus - Publié dans : Humeur
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Mardi 10 juin 2008
T'as écrit y a pas longtemps déjà. Et pourtant, l'envie te reprend quand même... A croire que ce blog commence à être important pour toi, même si pour l'instant personne ne te lit. A croire que le fait que, même quand Hugo ne sait pas quoi écrire sur le sien, mais que l'envie lui prend, il s'y met. A croire que toi aussi, en ce moment t'es comme lui, et que tu as juste envie d'écrire, pour soulager ton âme.

Des choses se bousculent dans ta tête, des idées, des phrases même, choses que tu as dites ou aurait dû dire. C'est dingue, non ? Au premier abord, tu transpires un peu la joie de vivre, mais quand tu te mets seul devant ton clavier, tu deviens plutôt cynique. Et pourtant, au fond, tu adores la vie.

Et là tu t'arrêtes. Pas envie d'aller plus loin dans la discussion. T'es peut être la seule personne qui soit franche en ce moment, fidèle à toi même sur ton blog. Même s'il y a des choses que tu dis qui sont brouillées par l'interprétation, toi tu sais qu'en ce moment, c'est ta pensée et elle t'appartient.

La vie est belle. Les gens se prennent trop la tête pour des bêtises. On a qu'une seule vie, peu importe ce qui s'ensuit par la suite. Des conneries on en fait tous. Les gens sont trop borné à coller des étiquettes sur ta vie, alors qu'elle est unique. Des étiquettes, on en a collé aussi sur toi-même, alors que chacun fait ce qu'il veut. Et les gens, c'est aussi toi, car tu es loin d'être parfait, et ça, il faut juste l'admettre.
Par Mircus - Publié dans : Humeur
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Samedi 7 juin 2008
Aujourd'hui, j'ai assisté à un évènement rare. Un de mes amis va partir dans une grande émission télévisée d'ici moins de quinze jours.

A la vue de son attitude, il était visiblement enchanté de pouvoir participer à ce grand évènement, et, peut être, après sélection, tenter de gagner le gros lot devant des dizaines et des dizaines de milliers de téléspectateurs retenant leur souffle.

Alors je me suis demandé : A sa place, je fais quoi ?
Je sautille sans doute égalemment, je suis heureux, un souffle de bonheur m'envahit etj'en parle à toutes les personnes que je connais afin que tout le monde sache que moi, j'irai là-bas (faut pas se leurer, la vie c'est une grande commédie) !

Et pourtant, quand il me l'a annoncé (attendant surement une réaction très vive et exessive avec des grand Ohhh, Ahhhh), je n'ai pas véritablement bronché. Incrédulité ? Lassitude ? Manque d'intérêt ? Jalousie ?

Sans doute un mixte de tout : manque d'intérêt pour une participation à un jeu télévisé, lassitude d'entendre les gens qui, lorsqu'il leur arrive quelque chose de dingue, sautille en le criant sous tous les toits, incrédulité quant à la présélection de rapidité parmi 15 candidats, et, bien sûr, jalousie envers un ami qui d'ici un mois sera sans doute plein aux as tandis que je reste dans mon bled face à une seconde session qui s'annonce chargée.

La vie est pleine de surprises, comme quoi. Et pourtant, intérieurement j'espère qu'il gagnera, car ça sera aussi ma victoire sur mes a priori. Une belle leçon pour la partie jalousie et incrédulité. Victoire toute autre pour mon esprit, qui pense constamment que la société actuelle nous plonge à vouloir passer devant l'univers sur un podium. A la recherche de la gloire...

Nous avons un gagnant ! Nous avons un gagnant !


Et si c'est pas toi, c'est un autre. Alors fonce !
Par Mircus - Publié dans : Humeur
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Mardi 3 juin 2008
Aujourd'hui, beaucoup de monde fume de la drogue douce. C'est un fait qu'on ne peut même plus se permettre de remettre sur le dos des jeunes : comme le montre des études récentes, "48% des gros consommateurs sont des adultes entre 35 et 44 ans, 35% des jeunes adultes entre 25 et 34 ans et 20% des jeunes entre 15 et 24 ans"(1).Et pour le peu qu'on observe attentivement autour de soi, il s'agit de moins en moins d'un tabou.

Mais après tout, à quoi bon consommer du cannabis ?
C'est ce que j'ai toujours pensé jusqu'il y a bientôt 1 an et demi... Et puis, arrive le jour où tu es là, tu te marres avec de bons potes et tu finis par y goûter, parce qu'il faut bien essayer un peu de tout dans la vie. Non, tu ne regrètes pas avoir essayé. Non, tu n'en deviens pas accro. Oui, ça te préoccupe de temps à autre.

Le temps passe et il vient un moment où tu réalises l'envers d'un décor.

Dans cet univers qu'on tente de te faire passer pour rose, tu te rends vite compte de comment peut fonctionner un tel système. Parce que le cannabis n'a pas la tendance qu'a l'alcool à t'empêcher de penser. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que l'alcool est légal. Ton cerveau peut réfléchir beaucoup plus profondemment  à des choses dont tu n'aurais jamais pensé. Tu comprends les nombreux artistes qui ont coûlé dessous. Tu te rend compte du danger que ça représente de passer "au niveau supérieur". Alors, si tu es assez mature, tu en restes au cannabis, qui lui, ne te tuera pas. Et tu ne regrettes pas.

Tu découvres aussi l'humour typique à la défonce. Des films comme Las Vegas Parano, 99Francs, et des vidéos sur youtube commencent à te parler beaucoup plus qu'avant.  Tu traines sur Badger Badger Badger et tu t'intéresses à ce nouveau type d'humour. De plus, un large domaine musical à explorer ou réexplorer s'offre à toi. Les Red Hot Chilli Peppers, la manière de penser de Tryo, des morceaux tristes te chamboulent de l'intérieur.

Enfin, chose la plus importante ; avant tout, tu fumes avec tes amis, et ça te permet de créer des liens forts. Tu traînes durant une longue période de la nuit avec ceux qui te sont chers, et tu ris avec eux en mattant un chouette film, trippant ou non, ou en regardant les dernières trouvailles de kamazutra.be.

Et si, après une longue semaine de défonce tu t'arrêtes brutalement, tu te retrouves alors à nouveau seul le soir dans la solitude de ton petit appartement. Mais tu te sens bien, et n'y voit aucun problème, car si tu es assez sage, tu ne deviendra jamais accro au joint, tu ne finira pas mal, et deviendra juste accro aux gens avec qui tu les as partagé. Tu sais que de toute façon, si un jour tu as des gosses et une famille, tu arrêtera toutes ces conneries.

Fumer du cannabis, c'est mal. Inciter des gens à commencer, c'est impardonnable. Mais dire sa façon de penser sur le sujet, ça ne devrait jamais poser problème.

(1) Faits et Gestes, Débats et recherches en Communauté Wallonie-Bruxelles, Eté 2006

Par Mircus - Publié dans : Life is Spirit
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Mercredi 28 mai 2008

Cette semaine, je me suis interrogé sur le sens des relations amicales qu'on expérimente au cours d'une vie. Que celles-ci soient amicales ou amoureuses.
Parce que la vie, c'est avant tout des rencontres, avec des gens, peu importe le sexe, l'âge, l'origine, l'apparence et le milieu... Et que c'est une des plus fabuleuses choses que la vie puissent nous offrir.

Combien de relations amicales dans notre vie pourrait-on qualifier d'uniques ? En fin de compte, ne vivons-nous pas la plupart du temps des relations modèles ? Sympathie, bonjour, banalité, ça va bien, aurevoir. Je suis néanmoins amené à vivre des relations amicales plus intenses, où je vais plus loin dans le discours et où même des sujets plus tabous comme la religion, l'orientation sexuelle, le sens de la vie sont abordés et sans aucune gêne ni limite...

Dans ce large domaine, nous sommes 8 fois sur 10 amis par la force des choses... Il ne faut pas là voir quelque chose de  pessimiste ; la vie nous pousse à s'intégrer dans un groupe : une classe, un cercle, un travail ... Et si nous avions fait d'autres choix ? Nous aurions eu d'autres amis, il ne faut pas se leurer...

Et pourtant, les liens tissés sont parfois chers ; car l'amitié est indisociable de l'amour. Les deux sentiments, bien qu'à un certains niveau bien différents, peuvent tout deux procurer dans une vie beaucoup de joies mais aussi beaucoup de peines... Il faut voir une certaine complémentarité des deux je suppose... On a trop tendance à "rebuter" le mot aimer pour les personnes, en dehors des relations amoureuses : on aime le chocolat ; par contre on aime bien telle ou telle personne. Le mot "bien" qu'on se sent forcé d'ajouter, parce que le verbe aimer a trop tendance à nous gêner... Un sens à revoir ?

L'amitié en elle-même est (entre autres choses bien sûr) un sentiment unique de confiance mutuelle et d'écoute de l'autre. Là où il y a ces deux caractéristiques, il y a souvent amitié, et pas une simple amitié. Avoir confiance, ça prend du temps - et là je sais sans doute de quoi je parle : peu d'amis me connaissent vraiment, je crois que mes amis proche je les compte sur une main ; très proches il me faudrait sans doute 2/3 doigts ; totale confiance sur un seul doigt... Comme quoi...

L'amitié pour la vie, envers et contre tout, c'est possible.

Par Mircus - Publié dans : Life is Spirit
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