Tu te rends compte que tout d'un coup, tu peux redevenir tel que ton style de vie ou ta manière d'aborder la journée était il y a 3, 5, 10 ans. Tu vois tes journées autrement. Tu changes de rythme. Quand tu le veux ou que tu y est contraint, tu peux changer de journée type, et il ne te faudra que quelque jours pour ce changement complet.
Quand tu as pris l'habitude d'une
vie pleine de surprises, de fêtes (car la vie est une éternelle fête !), et de glande en tout genre, il est toujours bon de changer du tout au tout, pour une courte période, et d'enfin te mettre
en route sur une vie d'un ton professionnel, le temps par exemple d'un job d'été. Tu remets en question ta vie en elle-même, et tes objectifs apparaissent alors plus clairs, plus accessibles. Tu
te retrouves finalement dans une nouvelle routine, avec moins de fêtes, mais dans ce cas-ci tu apprécies celles-ci bien plus, au double voire au triple, puisque ces moments te sont plus rares. Et
de même, tu te sens bien parce que ces moments de liberté te semblent plus mérités. Tu te permets même quelle excès dans tes heures plus creuses.Même si ta vie reste pendant l'année rythmée par deux voire trois sessions, tu restes le seul arbitre de ton temps d'étude et choisis tes temps libres. Alors que pendant cette courte période de travail, tu n'as plus totale emprise sur ton existence, et tu es rythmé par des horaires, des pauses, et des objectifs venant de gens autres que toi. Tu te sens finalement plus libre dans ton âme, puisque là, tu n'as plus de choix et n'as plus à penser comment organiser ta journée au mieux. C'est d'ailleurs bon de plus avoir de choix, parfois, pour apprécier une certaine forme de liberté, paradoxalement.

Devant mon pc, j'allume
une clope et lance machinalement Cocoon - My Friend All Died In a Plane Crash dans le lecteur. La première bouffée est toujours la meilleure. Je sors quelques biscuits fourrés et commence
réellement à taper.
Des choses se bousculent dans ta tête, des idées, des phrases même,
choses que tu as dites ou aurait dû dire. C'est dingue, non ? Au premier abord, tu transpires un peu la joie de vivre, mais quand tu te mets seul devant ton clavier, tu deviens plutôt cynique. Et
pourtant, au fond, tu adores la vie.
Aujourd'hui, beaucoup de monde fume de la drogue
douce. C'est un fait qu'on ne peut même plus se permettre de remettre sur le dos des jeunes : comme le montre des études récentes, "48% des gros consommateurs sont des adultes entre 35 et 44
ans, 35% des jeunes adultes entre 25 et 34 ans et 20% des jeunes entre 15 et 24 ans"(1).Et pour le peu qu'on observe attentivement autour de soi, il s'agit de moins en moins d'un
tabou.