Life is Spirit

Lundi 26 janvier 2009
 

Le temps de prendre de son temps est arrivé. Une semaine par an, ce n'est pas trop demander. Quand on est étudiant, et pour le peu que l'aime s'amuser - exception faite pour les petits génies - on a bien souvent trop peu de temps pour penser à ne rien faire, à juste se laisser vivre, sans pensée aucune d'un futur problème.

C'est à ce moment là que tu t'arrêtes enfin. Tu as l'embarras du choix, mais finalement, tu te dis que t'arrêter peut aussi être pas mal non plus. Tu réfléchis, et tu te remets parfois ans l'ambiance d'autres choses, parfois plus anciennes.

Y a de bêtes trucs que tu avais mis soigneusement dans de vieux tiroirs, fautes de temps, de volonté peut-être.  Ces bêtes trucs, ça peut être un bouquin particulièrement apprécié, des soirées entre amis au bowling, la satisfaction d'écrire ou de dessinern... On est tellement si souvent pris par l'engrenage de notre propre vie., et pourtant, quand tu rouvres ce tiroir, tu n'y retrouves pourtant que des choses plaisates, simples peut-être, mais aussi délicieusement faciles. Et avec, les souvenirs qui les jalonnent.
Par Mircus
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Lundi 22 décembre 2008


Une année se termine. Mais il s'en moque un peu, puisque ces repères ne sont pas vraiment significatifs de sa vie, ce sont des nombres dérisoires, perdus dans la masse d'autres nombres qui le précèdent. Lui, il a pris l'habitude de fonctionner par épisodes, c'est beaucoup plus facile, et beaucoup moins concret. L'épisode de ses 4 ans jusqu'à celui des trois derniers mois s'entremellent et se désorganisent pour former un Tout qui est lui. 

Il n'empêche... Il serait bien tenté pour une fois de dresser un putain de bon bilan, avec un gros titre en gras qui résumerait l'année écoulée. Un peu comme les Neg Marrons le chantait au début de son adolescence. Alors il se met à y réfléchir.

Sa vie visiblement a suivi son cours normal. Un peu comme quand il regarde une de ces séries dont il est si friand, où, au fil des épisodes il apparait de petits indices permettant de connaître la suite de l'intrigue bien avant que les évènements ne se produisent.
Certes, les scénaristes arrivent toujours à le surprendre à travers un virement de situation innatendu ; du reste, rien de ce qui ne se passe ne le perturbe vraiment.

Ainsi coule sa vie. Comme si tout ça n'était au final que la suite logique d'actions antérieures, et ce depuis le tout début.

Alors, comment résumer 2008 ? Il doit prendre en compte les deux piliers qui fondent ce pourquoi il se lèvent encore le matin :

Lui-même et les Autres.
Par Mircus
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Jeudi 27 novembre 2008

Ce matin, quelque chose a changé dans l'air. Telle la chenille qui sort de son cocoon, au plus profond de moi, une évidence. Le temps d'agir et de reprendre les rennes après une longue période d'hibernation. La réouverture d'un carrefour de possibilités depuis longtemps fermé pour cause de rudes travaux. Le retour du suc essentiel de mon existence, redécouvrir à nouveau la saveur que peut fournir une journée qui commence. Se sentir vivant, et vivre sa vie pleinemenent.


Il aura fallu trois mois pour ressortir de cette dure pente. "Pente savoneuse" comme le dit l'expression - en est-ce seulement une - qui, une fois entammée, vous engouffre toujours plus profondemment.


D'où venait-elle, que faisait-elle là, au plus profond de mon être, c'est une question qui se trouve confrontée à beaucoup d'hypothèses, et de doutes, avec cependant certaines certitudes. Comment ce mal s'en est-il allé, cela est bien plus énigmatique. L'envie qui revient, de replanifier, projeter, à cours ou moyen termes, reprendre ce départ me rejouit déjà.


Est-ce seulement là un subite réveil passager ? Nul doute que c'est au moins le signe annonciateur du changement que je n'espérais plus, ou même voire qu'au fond je ne voulais plus.

Par Mircus
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Samedi 30 août 2008
La nuit. Un moment si parfait, aussitôt que minuit est passé. Vient l'apogée de deux heures, puis trois heures. Un moment privilégié pour réfléchir, écouter et s'écouter, vivre, sentir et ressentir.

 
D'abord la pénombre. Les détails s'envolent et il ne reste que l'essentiel. Penser l'essentiel, voir l'essentiel. Parfois un ciel étoilé ou une pleine lune, des lampes et des phares de voiture. Parfois juste la cigarette au bout de vos doigts qui danse dans l'ombre.
Ensuite, le calme. Endormissement collectif. On entend plus que le lointain bruits de rares voitures. La musique s'écoute alors vraiment. La musique, c'est aussi un peu ce calme : ces voitures, le bruit du vent, les gouttellettes de pluie qu'on entend tomber.
De là, le repos. Physique, mental. Paix. Les soucis de la journée sont remis à plus tard. Demain est un autre jour.
Enfin, le rêve. Rêver dans son lit, rêver à refaire sa journée ou même le monde. Rêver de quelque chose ou de quelqu'un. Rêver pouvoir, rêver de petites choses qui semblent sans importance. Rêver sa vie, vivre ses rêves, adorer le penser et penser à le faire.

Clope du soir.
Par Mircus
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Dimanche 17 août 2008
C'est reparti. Inlassablement, le mois d'août peut chaque année vous êtres fatal. Un an de votre vie professionnelle en jeu. Vous l'avez sans doute compris, je parle de la [putain de] seconde session, empêchant tout étudiant moyen qui participe à l'évènement de profiter de ses vacances.

Il est des années où la chance vous sourrit et malgré tout ça, vous ne l'appréciez pas à sa juste valeur. Et il est des années où, pas de bol, c'est la dégringolade et vous voici propulsé devant l'examen de votre avenir.

Il y a encore des études où malgré tout, c'est fortement évitable pour l'étudiant moyen... Mais il y en a d'autres où il devient dûr d'y échapper. Pour cela, bravo à ceux qui, chaque année, arrivent à éviter la période du mois d'août. Qu'ils profitent de leurs vacances, ils n'imaginent pas la chance qu'ils ont !

Me voici donc dans le mauvais cas. Le cas qui vous donnent envie de jeter certains syllabus par la fenêtre, de regarder au moins un film ou une série par jour, de dévorer le frigo, de vous masturber 36 fois par jour, de faire pause clope toutes les heures, de vous mettre sur votre lit pour vous reposer, de discuter sur msn avec de sympathiques amis dans le même cas. Le cas aussi qui vous contraint à boire cul sec deux litres de café par jour ou du redbull, de vous lever bien avant 10 heures, d'éviter les sorties surtout à l'approche de ladite période, d'étudier aussi la nuit et de, malgré tout, éviter toute source de distraction.

On devient alors ce petit robot bien programmé qui, par moment, ne peut s'empêcher d'être dissipé.

Est-ce que ça ira ? Rien n'est moins sûr : c'est beaucoup d'étude, et beaucoup de hasard. Ne pas tomber sur LA question difficile, celle qui peut faire chuter votre gentil 12 à un 4 qui vous empêchera de gagner l'année suivante. Le hasard peut faire bien les choses, dans mon cas, ce n'est pas souvent le cas.

Il n'y a pas d'avance. A son approche, cela devient une obsession. Une obsession qui vous quittera pourtant deux minutes après le dernier examen.



Par Mircus
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Mercredi 30 juillet 2008
 Beaucoup de choses ne sont pas dites clairement mais supposées.
 Quand je discute avec les gens (amis, famille, collègues, connaissances ...) je me rends compte qu'ils ont une drôle d'idée de la façon dont ils me voient, où dont ils voient les gens qui me sont proches. C'est assez normaln après tout. En échangeant les premiers propos avec une personne pour l'instant inconnue, on lui attribue automatiquement une étiquette correspondante à nos précédentes rencontres. Le mec/La fille a l'air sérieuse : il/elle fait des études et les réussit brillament. Un type au cheveux rasé et à casquette : attention, méfions-nous, on ne sait jamais, c'est surement une racaille. Tiens, voilà un type macho au possible, et bien virile : pûr hétéro, c'est sûr. Et les exemples peuvent se multiplier.
 Vient un moment où on apprend à connaître réellement la personne en question. Seulement voilà, tous ces non-dits finissent par un jour vous rattraper. Il reste toujours cette première impression déterminante. Celle qui vous a dit : cette personne est quelqu'un qui me plaît, ça serait être chouette de devenir amis (ou même, amants, ça marche aussi dans ce sens là). Parfois en vous rattrapant, les non-dits vous déçoivent, parfois vous laissent indifférents, et parfois vous impressionnent de façon positive. Ne jamais trop se fier à sa première impression, une belle leçon de tolérance en ce jour où tout le monde propose son mode de vie unique, où tout le monde est unique. Et éviter de rentrer dans les moules que la société nous offre sur un plateau d'argent. Être unique, tout simplement.

  Ce qui m'a amené à ce genre de propos - rassurez-vous, je sais très bien que c'est certainement une grosse daube que je ponds en ce moment, mais continuons - c'est ce que j'ai pu constater autour de moi. D'une part moindre par les gens qui m'entourent, qui parfois de prime abord ne semblaient pas avoir plus d'atômes crochus mais par la suite se sont montré attachants, mais aussi ceux qui de prime abord étaient considérés comme des frères et qui par la suite sont rappatriés au rang de connaissance. Parce que la vie est composée d'une multitude de relations, qui progressent, régrèssent, disparaissent, appparaissent, et au final le fameux "Amis pour la vie" n'est vrai que dans de minces cas, mais cas existant fort heureusement.
D'autre part, en relation directement avec moi-même, je constate le même phénomène. L'évolutions de relations comme cité précédemment, mais surtout la découverte pour d'autres d'une phase plus discrète de ma personnalité bien moins forte qu'il n'y paraîtrait, et toute fragile. Il y a des choses que je ne dit pas mais que je pense au plus profond, comme cette passion pour écrire afin de soulager mon âme souvent méconnue, mais probablement maintenant légèrement moins depuis la création de ce blog. Il y a des choses horribles et joyeuses dans ma vie, des choix qu'il faut encore faire et des choses qui me rattrapent auxquelles je ne puis sans doute jamais échapper. Mais rassurez-vous, je suis heureux, malgré tout. Cette partie de moi sans doute nécessaire pour me connaître plainement, mais qu'au final je ne dévoile que très peu. Même l'alcool n'y parviendra pas, ni même la weed.
Par Mircus
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Lundi 30 juin 2008
Il est 1h34 du matin. Dire qu'il m'a fallu attendre cette heure pour me décider à pondre un article. Parce qu'à cette heure-ci, mes idées commencent seulement à être suffisament claires. Parce qu'à cette heure-ci, mon âme est peut être assez torturée pour pouvoir écrire convenablement au son d'une divine musique de Brandi Carlile.

En ce moment, j'aimerai tellement pouvoir si facilement exprimer toutes sortes de sentiments. Comme si les mots restaient là et que je ne pouvais plus les faire sortir si facilement qu'auparavant. Il y a des phrases qu'on a plus de mal à dire que d'autres, peut être parce qu'elle font mal.

Un de mes amis cher est parti, pour longtemps. C'est sans doute la vie, on ne choisit pas toujours comment les évènements finiront par aller. On a tous des obligations. On ne s'oubliera pas. Parce que nous sommes des Frères pour la vie, et bien plus encore. ärce que notre histoire est personnelle, parce que c'est avant tout la grande histoire de l'Amitié, avec un A majuscule. Une Amitié éternelle, une rencontre inévitable, des points communs qui dépassaient tout ce que j'aurais pu imaginer auparavant. Une amitié sans contraintes, une façon de se mettre à nu devant quelqu'un sans pudeur aucune, des discussions des heures durant, des échanges de points de vues, qui parfois divergent, et l'apprentissage de l'autre. Une Amitié qui apporte. Sans nul doute l'Amitié de toute ma vie.

Il est dûr de se dire au revoir. Mais ce n'est pas pour toujours. Un jour, la vie nous renverra tous les deux sur la même route. Et une partie de moi me reviendra alors.
Par Mircus
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Mardi 3 juin 2008
Aujourd'hui, beaucoup de monde fume de la drogue douce. C'est un fait qu'on ne peut même plus se permettre de remettre sur le dos des jeunes : comme le montre des études récentes, "48% des gros consommateurs sont des adultes entre 35 et 44 ans, 35% des jeunes adultes entre 25 et 34 ans et 20% des jeunes entre 15 et 24 ans"(1).Et pour le peu qu'on observe attentivement autour de soi, il s'agit de moins en moins d'un tabou.

Mais après tout, à quoi bon consommer du cannabis ?
C'est ce que j'ai toujours pensé jusqu'il y a bientôt 1 an et demi... Et puis, arrive le jour où tu es là, tu te marres avec de bons potes et tu finis par y goûter, parce qu'il faut bien essayer un peu de tout dans la vie. Non, tu ne regrètes pas avoir essayé. Non, tu n'en deviens pas accro. Oui, ça te préoccupe de temps à autre.

Le temps passe et il vient un moment où tu réalises l'envers d'un décor.

Dans cet univers qu'on tente de te faire passer pour rose, tu te rends vite compte de comment peut fonctionner un tel système. Parce que le cannabis n'a pas la tendance qu'a l'alcool à t'empêcher de penser. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que l'alcool est légal. Ton cerveau peut réfléchir beaucoup plus profondemment  à des choses dont tu n'aurais jamais pensé. Tu comprends les nombreux artistes qui ont coûlé dessous. Tu te rend compte du danger que ça représente de passer "au niveau supérieur". Alors, si tu es assez mature, tu en restes au cannabis, qui lui, ne te tuera pas. Et tu ne regrettes pas.

Tu découvres aussi l'humour typique à la défonce. Des films comme Las Vegas Parano, 99Francs, et des vidéos sur youtube commencent à te parler beaucoup plus qu'avant.  Tu traines sur Badger Badger Badger et tu t'intéresses à ce nouveau type d'humour. De plus, un large domaine musical à explorer ou réexplorer s'offre à toi. Les Red Hot Chilli Peppers, la manière de penser de Tryo, des morceaux tristes te chamboulent de l'intérieur.

Enfin, chose la plus importante ; avant tout, tu fumes avec tes amis, et ça te permet de créer des liens forts. Tu traînes durant une longue période de la nuit avec ceux qui te sont chers, et tu ris avec eux en mattant un chouette film, trippant ou non, ou en regardant les dernières trouvailles de kamazutra.be.

Et si, après une longue semaine de défonce tu t'arrêtes brutalement, tu te retrouves alors à nouveau seul le soir dans la solitude de ton petit appartement. Mais tu te sens bien, et n'y voit aucun problème, car si tu es assez sage, tu ne deviendra jamais accro au joint, tu ne finira pas mal, et deviendra juste accro aux gens avec qui tu les as partagé. Tu sais que de toute façon, si un jour tu as des gosses et une famille, tu arrêtera toutes ces conneries.

Fumer du cannabis, c'est mal. Inciter des gens à commencer, c'est impardonnable. Mais dire sa façon de penser sur le sujet, ça ne devrait jamais poser problème.

(1) Faits et Gestes, Débats et recherches en Communauté Wallonie-Bruxelles, Eté 2006

Par Mircus
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Mercredi 28 mai 2008

Cette semaine, je me suis interrogé sur le sens des relations amicales qu'on expérimente au cours d'une vie. Que celles-ci soient amicales ou amoureuses.
Parce que la vie, c'est avant tout des rencontres, avec des gens, peu importe le sexe, l'âge, l'origine, l'apparence et le milieu... Et que c'est une des plus fabuleuses choses que la vie puissent nous offrir.

Combien de relations amicales dans notre vie pourrait-on qualifier d'uniques ? En fin de compte, ne vivons-nous pas la plupart du temps des relations modèles ? Sympathie, bonjour, banalité, ça va bien, aurevoir. Je suis néanmoins amené à vivre des relations amicales plus intenses, où je vais plus loin dans le discours et où même des sujets plus tabous comme la religion, l'orientation sexuelle, le sens de la vie sont abordés et sans aucune gêne ni limite...

Dans ce large domaine, nous sommes 8 fois sur 10 amis par la force des choses... Il ne faut pas là voir quelque chose de  pessimiste ; la vie nous pousse à s'intégrer dans un groupe : une classe, un cercle, un travail ... Et si nous avions fait d'autres choix ? Nous aurions eu d'autres amis, il ne faut pas se leurer...

Et pourtant, les liens tissés sont parfois chers ; car l'amitié est indisociable de l'amour. Les deux sentiments, bien qu'à un certains niveau bien différents, peuvent tout deux procurer dans une vie beaucoup de joies mais aussi beaucoup de peines... Il faut voir une certaine complémentarité des deux je suppose... On a trop tendance à "rebuter" le mot aimer pour les personnes, en dehors des relations amoureuses : on aime le chocolat ; par contre on aime bien telle ou telle personne. Le mot "bien" qu'on se sent forcé d'ajouter, parce que le verbe aimer a trop tendance à nous gêner... Un sens à revoir ?

L'amitié en elle-même est (entre autres choses bien sûr) un sentiment unique de confiance mutuelle et d'écoute de l'autre. Là où il y a ces deux caractéristiques, il y a souvent amitié, et pas une simple amitié. Avoir confiance, ça prend du temps - et là je sais sans doute de quoi je parle : peu d'amis me connaissent vraiment, je crois que mes amis proche je les compte sur une main ; très proches il me faudrait sans doute 2/3 doigts ; totale confiance sur un seul doigt... Comme quoi...

L'amitié pour la vie, envers et contre tout, c'est possible.

Par Mircus
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